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Transport dans l’Ouest : une classe à part

Transport dans l’Ouest : une classe à part

J’ai eu l’occasion de faire une consultation jeunesse dans mon arrondissement avecl’ambassadrice de l’arrondissement voisin, Pierrefonds-Roxboro. J’ai eu la chance de rencontrer des jeunes du secondaire, du cégep et de l’université, mais aussi des intervenants communautaires et même des élus municipaux. Un sujet est particulièrement ressorti : la question du transport dans l’Ouest-de-l’île de Montréal.

Beaucoup on ce sentiment d’être dans un autre Montréal que celui du centre-ville et de l’est de la ville. C’est comme une banlieue dans Montréal, le «West Island» est un écosystème particulier dans lequel il y a des enjeux spécifiques. Qui dit banlieue dit nécessairement problèmes de transports collectifs. En effet, lorsque l’on se fie uniquement à la densité et à l’utilisation du transport en commun, il ne semble pas y avoir de raison d’élargir l’offre de service. Toutefois, peu de jeunes utilisent le transport en commun pour leurs déplacements quotidiens et c’est surtout dû à l’inefficacité des déplacements à l’intérieur de la région. Effectivement, la plupart des autobus passent aux 30 minutes et il est difficile d’aller du point A au point B sans passer par le Terminus Fairview.

En plus des délais, il y a des zones qui ne sont pas desservies par l’autobus, mais il y a quand même un service de taxi collectif. Cependant, ce service semble peu connu de la population et il est sous-utilisé. On tombe alors dans le même cercle vicieux : les gens utilisent moins le transport en commun, car il y a un mauvais service et le service diminue, car il y a peu d’utilisations. Il n’est clairement pas normal qu’on ait à attendre pendant 1 heure le dimanche à 21h30 pour prendre le seul autobus qui ira à l’Île-Bizard et ne plus avoir accès au taxi collectif, car il serait trop tard.

Bref, pour pallier à ces problématiques, plusieurs points sont ressortis. D’abord, il faudrait qu’il y ait plus d’informations pour les élèves dès le secondaire et cela pourrait prendre la forme d’une campagne d’informations par la STM ou la Ville. Ceci permettrait d’habituer les jeunes à prendre le transport en commun, ce qui développerait leur autonomie et un sentiment de liberté, en plus de permettre aux parents de ne pas faire le taxi constamment.

Évidemment, il faudrait développer une meilleure offre de service qui facilitera les transports à l'intérieur de l’Ouest-de-l’île et vers les écoles de la région. Ce développement devrait aussi être fait au niveau des pistes cyclables qui sont peu présentes; tous les chemins devraient mener à l’école. Finalement, pour réellement intéresser les jeunes et leurs familles, il faudrait que l’on se dote d’un service de transport en commun gratuit (au moins) pour les jeunes qui permettrait à tous de se déplacer sans à avoir besoin de dépendre de leurs parents. Il est primordial de faire bouger les choses pour amorcer cette transition verte qui permettrait de ne plus être dépendant des autos-solo.

 

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