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Montréalaise au cœur de l’Europe

Montréalaise au cœur de l’Europe

Après une semaine chargée de nouvelles expériences édifiantes, vivifiantes et parfois préoccupantes, je ne pourrai jamais vous exprimer à quel point ma mission exploratoire en Belgique était engageante autant d’un point de vue intellectuel, social qu’existentiel! Avant tout, juste pour me rendre à Bruxelles était tout un défi. Laissant derrière moi l’or blanc et le grand froid québécois, je me dirigeais samedi dernier vers la Philadelphie, pour ensuite attraper un vol pour un passage d’un jour en Caroline du Nord. Trois vérifications aléatoires, quelques atterrissages sans douceur et un embarquement de dernière minute plus tard, je suis enfin arrivée à Bruxelles le lundi 6 mars pour entamer mon mandat en tant qu’ambassadrice de l’engagement, représentante des jeunes Montréalais à l’étranger.

Dès mon arrivée dans « la Capitale de l’Europe », je constate tout de suite pourquoi ce fameux surnom a été donné à Bruxelles : partout, des bâtiments imposants abritaient maints organismes internationaux tels que l’UNICEF, la Commission européenne et j’en passe. Animée d’une curiosité insatiable et d’une soif inaltérable de découvrir le plus d’associations mondiales, communautaires et jeunesses dans « la Capitale », j’ai entamé mon périple avec quatre autres ambassadeurs de l’engagement aussi inspirants les uns que les autres. Au menu, nous avons eu la chance d’interagir avec de jeunes Bruxellois, des intervenants sociaux et une panoplie d’organismes offrant des services innovateurs à ramener à Montréal! Que cela soit en cuisinant avec des mineurs étrangers non accompagnés recherchant leurs droits, en rencontrant des jeunes audacieux se lançant dans l’agriculture bio-urbaine communautaire ou en faisant un atelier photo avec des jeunes de Molenbeek, j’ai été confrontée à des réalités qui m’étaient jusqu’alors inconnues.

Un autre article de blogue sur les faits saillants de mon séjour sera disponible sous peu… À suivre!

Avant de vous laisser, voici ma première interaction avec un Belge qui devait, sans équivoque, traiter des différences linguistiques!

Sur le trajet pour rejoindre les autres ambassadeurs déjà présents au Bureau international de la Jeunesse, je cause avec le « taxi-car » qui me fait constater qu’ici on prononce « Brusselles » et non « Bruxelles ».

« — Du coup, quand quelqu’un m’aborde comme ça, je sais tout de suite que c’est un Français! me dit le chauffeur.

— Ou bien un Montréalais! lui répondis-je en souriant.

— Ah, ben ça non! Vous, les Canadiens français, on vous reconnaît bien avant… J’aime bien votre accent, il est bien gai! » dit-il à la semi-rigolade.

Le blogue des ambassadrices et ambassadeurs