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Consultation Jeunesse #1

Consultation Jeunesse #1

Le 22 mars 2017, j’ai été accueillie par les jeunes de la Maison de Jeunes d’Anjou. Ce sont des jeunes adolescents qui viennent avec beaucoup de plaisir après l’école à la Maison de Jeunes d’Anjou pour y tisser des liens avec les autres jeunes, organiser des activités, se faire des amis et surtout ne pas se sentir stigmatisés. En fait, à Anjou il y a encore cette idée que les adolescents où ils se trouvent font du trouble, du bruit, participent dans des ganges de rue. Que ce soit dans le parc, à la piscine municipale, ou à la bibliothèque, ils ne se sentent pas bien apprécié par les familles et les aînés. Historiquement, Anjou avant la vague d’immigration était un patelin de terre à l’extérieur du Centre Ville de Montréal, où des personnes plus aisées se sont installées et y ont construit des maisons. Avec l’immigration, des jeunes familles modestes ont fait leur entrée, changeant ainsi la dynamique de ce quartier. Les adolescents à la Maison de Jeunes d’Anjou viennent de milieux différents, mais ils ont tous un but commun : s’amuser, se faire des amis et montrer des projets ensemble.

Quoi faire à la fin des classes ? La réponse est : aller à la Maison de Jeunes d’Anjou.

Ma consultation jeunesse a été une réussite, car ces jeunes adolescents connaissent très bien les lacunes dans ce beau quartier de Montréal. Ils veulent surtout défaire ce stéréotype et veulent se sentir reconnus et intégrés dans leur société.

Et pour ce faire, en voici quelques idées qu’ils ressortent :

Une place pour les jeunes

Avoir accès à un endroit pour les adolescents. Une bâtisse qui soit réservée seulement pour les jeunes où ils pourront jouer au billard, babyfoot, où ils pourront lire, se rencontrer et discuter, faire des activités, du sport, du théâtre, etc. Ils faisaient beaucoup référence au TAZ, un skate Park où les jeunes se rencontrent et s’amusent dans l’arrondissement Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension. Le TAZ est dirigé par une organisation à but non lucratif qui s’engage à promouvoir justement l’intégration sociale des jeunes par les sports et les activités culturelles. Les jeunes à Anjou voudraient que ce programme soit aussi disponible et facile d’accès à Anjou. Un autre endroit pour socialiser et rencontrer d’autres jeunes serait une place d’arcades, tel qu’existe au Centre Ville, que les jeunes aimeraient avoir aussi à Anjou. Un autre exemple sont les piscines municipales qui ont des horaires courts, soit jusqu’à 16-17h. Ceci accommode surtout les familles et les adultes, mais pas les adolescents qui aimeraient rester plus tard. Or, ce qu’ils proposent, c’est que les piscines organisent des soirées thématiques pour les ados à quelques reprises pendant l’été pour que les adolescents puissent se rencontrer et s’amuser ensemble.

Des activités pour les jeunes

Ils aimeraient que la municipalité d’Anjou inclue plus d’événements, d’activités sociales et culturelles pour les adolescents et que ces informations leur soient partagées par des moyens de communication de facile accès. On parlait soit d’un site internet de facile accès et/ou une page Facebook. Ils trouvent que la page web de la Ville de Montréal n’est pas à jour et qu’elle est difficile de naviguer dessus pour les jeunes. Ils aimeraient au contraire avoir un moyen de communication plus tangible et facile à comprendre et à utiliser tous les jours. À Anjou le calendrier culturel est envoyé par la poste et c’est souvent très pratique pour les adultes et les familles, mais pour les jeunes ce n’est pas le moyen le plus efficace, surtout qu’à cet âge-là, ils commencent à s’habituer à avoir un agenda à l’école. C’est donc important pour eux que la Ville adapte son moyen de communication avec eux.

Parc et infrastructures externes

Les jeunes aimeraient avoir des toilettes non «genrées » dans les lieux publics, tels que les parcs, les bibliothèques, la maison de la culture, etc.

Ils aimeraient également que la municipalité d’Anjou abandonne l’obligation de toujours montrer sa carte de citoyen d’Anjou pour pouvoir avoir accès aux toilettes dans les endroits publiques tels que la piscine sans quoi, ils doivent débourser des frais. Ce type de fonctionnement n’est pas retrouvé dans les autres quartiers de Montréal.

Le nouveau secteur résidentiel construit dans les dernières années, le Faubourg Contre-Cœur se trouve dans un cul-de-sac à l’extrémité Nord-Ouest, ce qui rend difficile l’accès des nouveaux jeunes dans ce secteur pour se rendre à la Maison de Jeunes d’Anjou. Ils aimeraient qu’une rue soit faite pour pouvoir connecter le Faubourg au reste des services à Anjou.

Transport en commun

Anjou est un quartier séparé en 4 parties dû au croisement des autoroutes 25 et 40 Est. Ce qui est en ressort, c’est que l’accès de beaucoup de jeunes à la Maison de Jeunes d’Anjou est plus difficile. Étant donné que la Maison n’est pas proche d’un métro, cela peut prendre même plus d’une heure à certains jeunes pour y se rendre ; alors pour certains ils abandonnent. Les jeunes aimeraient avoir un transport en commun fiable et sécuritaire. Ils parlent surtout des lignes 141 et 185 qui ne passent assez souvent à l’heure de pointe et qui sont très achalandées. Ils aimeraient avoir plus de pistes cyclables à travers le quartier et des stations de Bixi à Anjou pour faciliter les déplacements.

Écologique

À Anjou, les jeunes voudraient voir plus d’arbres dans les parcs et sur le bord des routes, surtout que le paysage d’Anjou est limité par les autoroutes et le cartier industriel au nord-est. Un autre projet auquel ils rêvent pour embellir Anjou serait de décorer les murs des autoroutes avec de la mousse vivante. Ce serait autant un projet artistique qu’un geste pour l’environnement.

Bref, j’ai eu le plaisir d’assister à une rencontré éclatée et remplie de belles idées qui représentent les rêves des jeunes Montréalais à Anjou !

Le blogue des ambassadrices et ambassadeurs