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Consultation #3 : École secondaire, l’Académie Dunton

Consultation #3 : École secondaire, l’Académie Dunton

J’ai rencontré le 4 avril dernier une classe d’étudiants de l’Académie Dunton.

C’est toujours une surprise quand je rencontre les jeunes, car je ne sais jamais s’ils comprennent bien qui je suis et quel est mon rôle. Ainsi, à chaque fois que je me présente, je vois des points d’interrogation s’afficher sur leurs visages. Ils sont curieux et attentifs, et c’est toujours un plaisir de passer du temps à expliquer à quel point ils sont importants pour moi et pour #Jeunesse375Mtl ; à quel point leur opinion et leur voix sont importantes pour faire une différence dans leur vie future et dans leur communauté. C’est un concept difficile à comprendre: que les choses ne doivent pas rester telles qu’elles sont, mais qu’au contraire, ils ont le pouvoir à travers la parole et leur implication de changer les choses. On n’est jamais trop jeunes pour comprendre cela, mais si cette initiative n’est pas nourrie dès le jeune âge, on voit surgir la passivité.

Cette rencontre a été fort intéressante. En faisant un tour de table, la majorité des jeunes m’ont partagé qu’à part ceux qui sont impliqués dans un sport ou un comité parascolaire, tous les autres n’avait rien à faire après l’école. Ils rentrent à la maison, pour rien faire ?

Comment ont veut alors que nos jeunes développent des relations avec autrui, fassent du travail d’équipe, apprennent à interagir avec les autres, si on ne leur donne pas l’occasion de se développer sur un plan personnel de compétences transversales à l’extérieur du cadre académique. C’est étonnant ! Car tous ces jeunes, en secondaire 3 pour la majorité sont remplis de zèle et sont très intelligents ! Ils veulent que les choses changent.

Communication

Ils aimeraient que les autorités municipales adoptent une autre approche pour communiquer avec eux, soit à travers une plateforme Facebook et l’Internet, pour partager avec eux le cahier culturel de la Ville de Montréal, par exemple. Ils trouvent que le site Internet de la Ville de Montréal n’est pas facile d’accès et il faut beaucoup chercher avant de trouver l’information nécessaire, tel que l’horaire d’une piscine publique ou des activités.

Activités

Ce que les jeunes aimeraient plus voir dans leur quartier, ce serait un centre culturel où des activités/ateliers tels que la photographie, le théâtre, les arts soient donnés aux jeunes gratuitement ou à faible coûts pour permettre aux jeunes de se faire des passetemps après l’école et rencontrer d’autres jeunes. Le centre culturel devrait également permettre des voyages organisés pour les jeunes, surtout pendant la période estivale quand ils sont tous en vacances d’été. À titre d’activités pour les jeunes,  ils voudraient aussi avoir un Ciné Parc dans leur quartier.

Ils aimeraient également avoir accès à plus de hockey libre dans les arénas, qui sont plutôt monopolisés par le patinage libre durant la saison hivernale. Ils réclament aussi qu’il n’y pas assez de terrains de soccer et que plusieurs organismes empruntent les terrains de l’Académie Duncton pour faire leurs entraînements, car il y a pas suffisamment de terrains dans le quartier.

Urbanisme

Les jeunes ont remarqué que l’aménagement de leur quartier n’est pas à leur image. Ils aimeraient que la Ville de Montréal améliore l’aménagement des rues, les bordures des trottoirs et la propreté générale. Ils aimeraient voir plus de parcs, d’arénas et des terrains de jeux.  

Organismes

Les jeunes aimeraient voir aussi à Anjou des organismes mobiles tels que l’Anonyme et Réchaudbus. L’Anonyme œuvre dans la prévention des infections transmissibles sexuellement ou par le sang. Ils organisent des ateliers le soir et la nuit sur l’éducation à la sexualité et le développement d’habiletés de communication, éléments très importants pour permettre des relations saines et égalitaires, des valeurs qui sont au sein de cet organisme à but non lucratif. D’autre part, Réchaudbus, une initiative des employés retraités de la STM, circule dans les quartiers défavorisés pour distribuer des repas et des collations aux enfants de familles défavorisés. Ce sont des très belles initiatives charitables que les jeunes connaissent, mais qu’ils n’ont jamais vu à Anjou et qu’ils aimeraient voir plus.

 

Que de belles idées ! J’aimerais féliciter les enseignants qui s’occupent à tous les jours de piquer la curiosité de ces jeunes et qui leur apprennent à s’impliquer et à participer dans leur communauté et à faire preuve de partage. Un gros merci à M. Ibrahim Kabore, chargé de projets et d’entreprenariat au Carrefour Jeunesse Emploi Anjou/St-Justin qui m’a permis d’organiser cette rencontrer avec les jeunes et qui est très impliqué dans les écoles secondaires et d’éducation aux adultes du quartier organisant des ateliers et assistant les jeûnes dans leur d’initiatives d’entreprenariat.  

J’espère les revoir au Sommet #Jeunesse375Mtl le 6 et 7 mai 2017.

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