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À la rencontre des intervenants qui travaillent chaque jour auprès des jeunes

À la rencontre des intervenants qui travaillent chaque jour auprès des jeunes

 

La veille de mon départ en mission exploratoire à Bruxelles, j'ai tenu une seconde consultation publique, au Café Graffiti cette fois. Raymond Viger, travailleur de rues et directeur du Café Graffiti, m'a permis d'utiliser son local pour que je puisse y rencontrer des intervenants qui travaillent auprès des jeunes du quartier Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Café Graffiti est un organisme communautaire qui offre un milieu de vie pour les jeunes. Ils peuvent s’y réunir pour discuter, y trouver une oreille attentive pour répondre à leurs besoins. Le Café Graffiti veille aussi à faire reconnaître professionnellement les jeunes artistes tout en les aidant à combattre l’exclusion.

Malheureusement, aucun jeune ne s’est présenté à la consultation. J’ai toutefois pu connaître le point de vue des intervenants qui travaillent chaque jour avec eux. La contribution de ces participants fut très enrichissante et a levé le voile sur les différents enjeux propres aux jeunes du quartier.

Voici en quelques points les enjeux que nous avons abordés lors de la discussion :

  • La préservation de l’environnement, développer des projets municipaux éco-énergétiques.
  • L’employabilité et la scolarisation alternative comme levier de changement pour réduire le décrochage scolaire chez les jeunes marginalisés. L’employabilité et la scolarisation alternative pourraient inclure: Un accompagnement pour palier les troubles d’apprentissage, de santé mentale ou de santé physique.
  • Un accompagnement permettant de découvrir les intérêts personnels des jeunes. 
  • La difficulté à amener les jeunes marginalisés d’un quartier à sortir et découvrir de nouveaux endroits dans la ville.  
  • L’inaccessibilité et le coût trop dispendieux du transport en commun.
  • La pénurie de logements abordables.
  • La difficulté d’avoir accès aux services de santé après l’âge de 18 ans.

Certaines idées pour améliorer le cadre de vie des jeunes sont ressorties :

  • Diminution du coût du transport en commun et mesures facilitant son accessibilité.
  • Ajout d’espaces créatifs ou sportifs accessibles et gratuits (avec l’équipement nécessaire pour y participer). Exemple : Bicyclettes gratuites.
  • Opportunités équivalentes dans les écoles (sorties scolaires, milieu de vie).
  • Assurer la représentation de la diversité lorsqu’on met de l’avant les aspects positifs de la ville (que la diversité soit perçue comme un attrait et non comme une problématique).
  • Valorisation des succès des Montréalais, plutôt que d’attirer des succès internationaux vers Montréal (ex : L’Atelier de Joël Robuchon au Casino de Montréal).
  • Ajout de pistes cyclables. 
  • Augmentation des services aux personnes en situation d’itinérance.
  • Accès au Wifi gratuit partout. 

Cette rencontre fructueuse a permis d’apporter des suggestions stratégiques pour la ville de Montréal. Dans les prochaines semaines, j’irai dans d’autres milieux de mon arrondissement afin d’aller directement à la rencontre des jeunes. Un grand merci au bistro le Ste-Cath pour leur service de traiteur ainsi qu’à Raymond Viger pour son accueil chaleureux au Café Graffiti. Mille mercis à Virginie Cousineau qui m’a appuyée, entre autres, par sa prise des notes tout au long de la soirée.

 

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